Archive pour le mot-clef ‘Hébergement responsable’

Etude nationale BioLodging – des premiers résultats riches d’enseignements

Mardi 12 janvier 2010

Nous avons réalisé en Novembre dernier avec l’aide d’hôtels écologiques, de supermarchés bio (que je remercie) et sur des salons écologiques, une étude sur la sensibilité des voyageurs vis-à-vis de l’hébergement écologique.

Je souhaite partager avec vous les premiers éléments de l’étude réalisée auprès d’un échantillon de près de 500 personnes :

* La majorité des personnes interrogées ont une idée relativement claire du concept d’hôtel vert.

* En effet pour 65% d’entre eux un hôtel vert est un hôtel peu polluant et respectueux de l’environnement.

* Néanmoins les opinions sont différentes lorsque les personnes interrogées abordent la manière d’atteindre cet objectif de préservation de l’environnement :

* 54% des sondés considèrent qu’un hôtel vert doit utiliser des énergies renouvelables telles que l’énergie solaire afin de limiter ses émissions de gaz à effet de serre.

* Pour près de 20% des personnes interrogées, un hôtel vert doit proposer à ses clients des produits issus de l’agriculture biologique.

* Une part non négligeable (26%) des sondés insiste sur la nécessité pour ces hôtels de sensibiliser leurs clients à la préoccupation environnementale, par exemple par des affichages au sein de l’établissement.

* Enfin, 19% des personnes interrogées n’envisagent le concept d’hôtels verts que pour des hôtels situés à la campagne et construits avec des matériaux naturels afin de s’intégrer parfaitement au milieu.

* Près de 50% des personnes sondées ne sont pas satisfaites par l’offre actuelle d’hôtels verts et  environ 15% sont satisfaites.

* Une part importante (26%) des personnes interrogées n’a pas d’avis sur la question et se plaint de la faible communication autour de ce type d’établissements.

* Par ailleurs parmi les personnes non satisfaites par l’offre, plus de 45% dénoncent la faible représentativité des hôtels verts sur le territoire :

  1. 27% rencontrent des difficultés pour les trouver
  2. 18% regrettent un manque de choix, notamment du fait des contraintes géographiques
  3. 12% des sondés craignent quant à eux un manque de modernité et une perte de confort par rapport à un hôtel classique.

Dans la quasi-totalité des cas l’insatisfaction mène à l’abandon de la recherche d’un hôtel vert.

A bientôt !

2010, année du changement ?

Mercredi 6 janvier 2010

En cette nouvelle année que je vous souhaite excellente, il me vient une pensée…

L’étude que nous avons menée en préambule du lancement de BioLodging (et qui sera bientôt publiée) nous conforte dans l’idée que la sensibilité vis-à-vis de l’hébergement durable est réelle.

Elle repose néanmoins sur du déclaratif et il semble que le passage à l’acte ne soit pas aussi franc et massif que la « promesse » des voyageurs.

Il est vrai aussi que le « green washing » des médias n’a pas forcément aidé le grand public à mieux comprendre le développement durable et peut parfois agacer la population…

Doit-on en conclure que les discours « green » manquent de simplicité et qu’il faut davantage faire preuve de pédagogie, de simplicité pour rendre le développement durable plus attractif et moins contraignant ? Probablement…

Ma pensée du jour est que la croissance verte sera dopée par la pédagogie… non culpabilisante…

Quand on aura compris que le développement durable n’agit pas au détriment de notre confort mais au service de notre bien-être (et pas seulement celui de la planète) alors la question ne se posera plus…

2010 nous fera-t’elle passer dans la « dimension plaisir »  de l’écologie ?

A nous d’y contribuer.

Bonne année à tous !

Favoriser l’engagement écologique ou le lieu du séjour ?

Mercredi 2 décembre 2009

A l’évidence aujourd’hui, on choisit son séjour en fonction d’une destination.. Logique.

Je ne vais pas faire 50 ou 100 kilomètres de plus pour aller dans un hôtel qui s’engage vs un autre hôtel… (d’autant que le bilan carbone prend une « claque »…)

Mais pourquoi ne pourrait-on pas imaginer qu’on va quelque part pour vivre une expérience  ?

C’est une question que je me pose quotidiennement dans la phase de référencement des établissements BioLodging.

Que font les chaînes qui fonctionnent sur un concept ? (hôtellerie de charme, châteaux…) L’écologie va au delà du « concept » car c’est un état d’esprit.

Par nature (c’est le cas de le dire…) les établissements « verts » et engagés sont peu nombreux (aujourd’hui) mais ils méritent vraiment le détour lorsque l’on souhaite se faire plaisir en faisant un geste pour l’environnement.

Les initiatives durables ne sont pas une finalité mais un moyen, le moyen de réduire l’empreinte écologique de l’établissement mais aussi le moyen de donner du plaisir aux hôtes, sans leur imposer de contraintes.

Toutes ces initiatives servent la Terre… et l’Homme…

Domaine de Grand Bois – un projet de grande envergure qui rime avec écologie

Samedi 5 septembre 2009

J’ai rendu visite la semaine dernière au Domaine de Grand Bois, situé à une petite dizaine de kilomètres de Nevers, en plein coeur de la Bourgogne.

Le domaine s’étale aujourd’hui sur 15 hectares, disposant de 67 cottages en bois de Finlande.

En rentrant dans ces petites maisons en bois, j’ai redécouvert les sensations éprouvées il y a quelques années dans ce chalet au bord des Fjords norvégiens.

L’environnement est différent certes , mais l’esprit y est…

Par ailleurs, un grand programme est en cours et Le Domaine de Grand Bois a pour ambition d’être le premier Resort écologique d’Europe.

A terme, les 215 hectares bourguignons compteront :

* 29 cottages supplémentaires
* Une résidence hôtelière **** avec Spa
* 77 maisons bioclimatiques (le « Hameau du golf »)
* Une ferme et un jardin potager bio
* Une réserve naturelle
* Quelques villas
* Un golf 18 trous

Tout ceci dans le souci de préservation de l’environnement, selon une démarche éco-responsable bien aboutie : utilisation d’énergies renouvelables, de matériaux durables, gestion rigoureuse du paysage, jardin filtrant biologique, recyclage des eaux…

Pour le golf : collecte des eaux de ruissellement, de drainage, des eaux de pluie, une sélection de graminées peu consommatrices d’eau…

Toutes les réalisations sont conçues pour utiliser les ressources naturelles tout en les préservant.

Je suis agréablement surpris de voir que grands projets et écologie ne sont pas incompatibles.

Pour plus d’informations : www.grand-bois-resort.com

Quand haut de gamme rime avec écologie…

Lundi 27 juillet 2009

Dans l’hôtellerie-Restauration du 9 juillet, j’ai eu plaisir à voir qu’on mettait à l’honneur l’établissement de Régis et Michèle Marcon situé à Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire)

L’hôtel restaurant (3 étoiles au Michelin) Régis et Jacques Marcon est certifié Ecolabel Européen.

Les deux établissements ont été construits en 2005 et 2008 dans l’esprit du développement durable :

* Electricité : panneaux solaires et photovoltaïques, pompe à chaleur,

* Eau :traitement des eaux usées, équipement sanitaire adapté, récupération des eaux fuviales (pour l’arrosage),

* Air : ventilation double flux, clmatisation naturelle,

* Matériaux : bio et naturels, construction dans une démarche HQE,

* Déchets : tri sélectif à 100 %, compost pour la culture.

Sans compter les équipements durables : baignade naturelle, espace bien-être et vélo VTT, jardin bio et parcours botanique, véhicules électriques.

Et les projets ne manquent pas pour perpétuellement améliorer les performances de l’établissement.

Comme le dit bien Régis Marcon, cette approche a « donné un autre sens » à son métier.

Un bel exemple du développement durable appliqué à l’hôtellerie et la restauration haut de gamme…

Pour en savoir plus : article de l’Hôtellerie-Restauration

Un projet de référencement en 100 questions

Dimanche 26 juillet 2009

Référencer un établissement « écologique » (qui agit pour le développement durable grâce à une politique environnementale, sociale, économique et sociétale) n’est pas chose facile mais est nécessaire pour opérer une sélection qualitative.

Outre la présence d’écolabels (Ecolabel Européen, Clé Verte, Green Globe) qui apportent un gage incontestable de qualité, Biolodging a décidé de mettre en place son propre référentiel.

Non pas pour se substituer aux labels, mais pour évaluer les initiatives « durables » mises en place par chaque hôtelier et les restituer de manière simple et pédagogique aux clients.

Cette grille permettra également à des hôteliers engagés (mais non encore labellisés) et « éligibles » (dans la mesure ou le « seuil d’entrée » est respecté) de s’inscrire dans une démarche de progrès.

La charte repose sur des moyens (« fait, pas fait, en projet ») couvrant trois volets :

* « Eco-gestion » (gestion de l’eau, recyclage des déchets…)

* « Eco-responsabilité » (pédagogie clients, formation du personnel, communication, politique d’achat responsable…)

* « Autres mises en oeuvre durables » (investissements plus « lourds » : panneaux solaires, piscine naturelle etc…)

Cette démarche, déclinée en 100 questions, a pour objectif de mettre à la disposition des voyageurs / entreprises une liste d’hôtels rigoureusement sélectionnée qui pourra répondre à leurs attentes.

L’avis des voyageurs sera bien entendu pris en compte pour faire vivre et enrichir cette sélection.

Sur un arbre perché…

Lundi 13 juillet 2009

J’ai fait une visite dépaysante chez Myriam et Arno, propriétaires de « Dihan » (« une pause » en breton)

La vie trépidante que nous menons, l’abondance et la profusion qui nous entourent nous incitent à faire « le break » en revenant à des choses simples, basiques…

Quoi de plus simple que de dormir dans une cabane qui ferait resurgir nos souvenirs d’enfance, lorsque nous étions à la quête d’un petit « jardin secret » dans le même registre que « le cercle des poètes disparus »…

Le dépaysement est immédiat, le confort n’en est pas moindre…

Ici, naturellement, on est en symbiose avec les arbres, on se confond à la forêt, dans le respect de l’environnement, cela coule de source…

Je comprends pourquoi les curieux y affluent…

Pour en savoir plus : Dihan

La couette ou le drap…

Lundi 13 juillet 2009

Lors de ma tournée bretonne, je me suis arrêté dans l’hôtel responsable « La Pérouse » à Nantes et ai eu une discussion passionnante avec son propriétaire, Monsieur Cibert, au sujet de la « performance globale » d’un hôtel engagé (sensibilisation et pédagogie clients, politique fournisseurs, formation du personnel, Développement Durable, actions vers la société civile, implication des actionnaires d’une entreprise etc…)

C’est un travail de titan que de transmettre ces valeurs à l’ensemble de la chaîne économique, car chaque entreprise doit mettre en place ses propres initiatives durables mais aussi « rayonner » dans son tissu régional, auprès de ses clients, vis-à-vis de ses fournisseurs…

Depuis le mise en place de ces initiatives à La Pérouse, les chiffres parlent d’eux-même : quantité de déchets divisée par deux, réduction de 12 % de la consommation d’eau, économie d’énergie de 7 %, réduction de 30 % des gaz à effet de serre…

Comme exemple de réflexion, Monsieur Cibert m’évoquait l’anecdote de la « couette »… La couette, venue du nord, appréciée dans les hôtels et dans nos chambres, est pratique, adaptée à nos vies pressées, « dans l’air du temps ». Néanmoins, le choix d’en équiper les hôtels a une incidence sur l’empreinte écologique de l’établissement.

Le calcul est simple. On peut laver deux draps pour une couette. Par ailleurs, les voyageurs de La Pérouse, appréciant le dépaysement architectural de l’hôtel, sa gastronomie locale, son accueil « à la française » ne se plaindront pas de dormir dans des draps…

L’hébergement responsable ne nécessite pas, comme on le croit souvent, d’investissement lourd.

Les petites attentions et la « vigilance verte » ne nuisent ni au portefeuille ni au bien-être des voyageurs…

L’ éco-construction ou le retour au bon sens

Mardi 30 juin 2009

Au fil d’une discussion avec un architecte spécialisé dans l’éco-construction, j’ai réalisé à quel point une construction respectueuse de l’environnement nous ramène au bon sens pratique.

Pour synthétiser, ce mode de construction revient à utiliser la nature pour en optimiser l’habitat.

Quelques exemples :

* Utiliser le froid (ou le chaud) du sol pour modérer la température intérieure du bâtiment. Le principe du « puits canadien » ou « provençal »,

* Orienter le bâtiment afin d’utiliser à bon escient la luminosité naturelle et diminuer les besoins en chauffage l’hiver,

* Fondre l’architecture dans le paysage pour davantage d’esthétique,

* Isoler de manière naturelle (les toits végétalisés),

* Assainir les eaux usées, grâce aux bassins écologiques (peuplés de roseaux par exemple), qui présentent de très bonnes performances épuratoires,

* Diminuer les besoins en énergie (pompe à chaleur)

Les exemples ne manquent pas…

L’architecture « bioclimatique » permet ainsi d’utiliser les atouts de la nature plutôt que de perturber son cycle…

L’établissement n’a d’ailleurs pas besoin d’être éco-conçu pour mettre en oeuvre quelques unes de ces initiatives. L’ « éco-réhabiliation » n’est pas en reste…

Cela fait du sens…

Agissons quand nous voyageons et tout le monde y gagnera…

Vendredi 26 juin 2009

Les hôtels sont de plus en plus nombreux (et tant mieux) à éduquer leurs clients en les aidant à adopter de simples « écogestes ». Tellement simples qu’on y pense pas toujours « naturellement », car la course à la croissance nous a toujours habitués à faire du zèle, « sur-consommer »…

Chaque voyageur a un rôle prépondérant et doit encourager l’engagement des professionnels.

Quelques gestes simples qui contribuent à un hébergement plus reponsable et n’altèrent en rien la qualité et le confort du séjour :

* Eteindre les lumières et la veille de la télévision lorsque l’on s’absente… et profiter de la lumière naturelle,

* Favoriser les douches (même si un bon bain reste divin, une fois de temps en temps…),

* Réutiliser sa serviette… L’option est maintenant très souvent proposée, mais les clients sont encore réservés sur ce point. Je me souviens d’une étude américaine, publiée en 2008, faisant apparaître que 80 % des clients n’adoptaient pas ce réflexe…

* Trier ses déchets dans sa chambre en séparant, à minima, les denrées périssables des journaux, magazines, emballages, bouteilles en verre…

* Favoriser les produits en vrac plutôt que les portions individuelles, consommatrices d’emballages,

* Se passer de climatisation  ou à défaut l’éteindre  lorsqu’elle est inutile… Ne vous est-il jamais arrivé(e) de tomber sur une chambre d’hôtel frigorifiée au point de s’enrhumer en pleine canicule ?…

* Optimiser ses déplacements (marche à pieds, vélo, covoiturage) quand cela est possible.

Quand on va à l’hôtel, on a tendance à « se lâcher » parce qu’ « on ne paiera pas plus cher si l’on prend trois bains d’affilée…

Il y a des tonnes d’initiatives… Ce n’est pas Jack Soifer, dont j’ai précédemment mentionné le livre « Entrepreneuring Sustainble Tourism », qui me contredira. Il y a rassemblé les astuces récoltées aux quatre coins de la planète…

Chacun de nous est suffisamment créatif pour compléter cette liste. Au delà d’une démarche responsable, ces initiatives obéissent à une démarche de « bon sens ».

On a le réflexe de croire (à tort…) que chaque initiative responsable (qu’elle émane de l’établissement ou du voyageur) pénalise notre bien-être…

Bien au contraire ! Ces petits gestes contribuent au respect de la planète et agissent (directement ou indirectement) sur notre bien-être, en préservant un minimum de confort.

Adoptons ces « petits gestes », soyons créatifs et tout le monde y gagnera…