Archive pour le mot-clef ‘Bonnes pratiques environnementales’

« Rendez-vous des entreprises » : BioLodging participe aux coulisses de l’agenda 21 de Courbevoie

Mercredi 17 mars 2010

Courbevoie est une ville impliquée dans le cadre de l’Agenda 21 (plan d’action pour le XXIe siècle adopté par 173 chefs d’État lors du sommet de la Terre, à Rio, en 1992)

L’ambition du Conseil municipal de Courbevoie, manifestée lors du lancement du projet Agenda 21 en décembre 2008, dépasse le seul aspect environnemental, puisqu’elle vise aussi le respect de la diversité culturelle, la lutte contre les exclusions, l’économie sociale et même la coopération internationale.

Sur le volet « Entreprises » (entreprises qui ont d’ailleurs un rôle prépondérant à jouer), BioLodging apporte sa pierre à l’édifice.

Pour en savoir plus sur le retour d’expérience de BioLodging : www.ville-courbevoie.fr

La construction d’une maison passive

Samedi 13 février 2010

Suivez le déroulement de chantier d’une maison passive en Charente-Maritime :

* Sur pilotis

* Structure bois

* Isolation paille

* Toit végétal

Une architecture bioclimatique qui donne de bonnes idées !

Pour en savoir plus : www.la-maison-passive.org

Etude nationale BioLodging – des premiers résultats riches d’enseignements

Mardi 12 janvier 2010

Nous avons réalisé en Novembre dernier avec l’aide d’hôtels écologiques, de supermarchés bio (que je remercie) et sur des salons écologiques, une étude sur la sensibilité des voyageurs vis-à-vis de l’hébergement écologique.

Je souhaite partager avec vous les premiers éléments de l’étude réalisée auprès d’un échantillon de près de 500 personnes :

* La majorité des personnes interrogées ont une idée relativement claire du concept d’hôtel vert.

* En effet pour 65% d’entre eux un hôtel vert est un hôtel peu polluant et respectueux de l’environnement.

* Néanmoins les opinions sont différentes lorsque les personnes interrogées abordent la manière d’atteindre cet objectif de préservation de l’environnement :

* 54% des sondés considèrent qu’un hôtel vert doit utiliser des énergies renouvelables telles que l’énergie solaire afin de limiter ses émissions de gaz à effet de serre.

* Pour près de 20% des personnes interrogées, un hôtel vert doit proposer à ses clients des produits issus de l’agriculture biologique.

* Une part non négligeable (26%) des sondés insiste sur la nécessité pour ces hôtels de sensibiliser leurs clients à la préoccupation environnementale, par exemple par des affichages au sein de l’établissement.

* Enfin, 19% des personnes interrogées n’envisagent le concept d’hôtels verts que pour des hôtels situés à la campagne et construits avec des matériaux naturels afin de s’intégrer parfaitement au milieu.

* Près de 50% des personnes sondées ne sont pas satisfaites par l’offre actuelle d’hôtels verts et  environ 15% sont satisfaites.

* Une part importante (26%) des personnes interrogées n’a pas d’avis sur la question et se plaint de la faible communication autour de ce type d’établissements.

* Par ailleurs parmi les personnes non satisfaites par l’offre, plus de 45% dénoncent la faible représentativité des hôtels verts sur le territoire :

  1. 27% rencontrent des difficultés pour les trouver
  2. 18% regrettent un manque de choix, notamment du fait des contraintes géographiques
  3. 12% des sondés craignent quant à eux un manque de modernité et une perte de confort par rapport à un hôtel classique.

Dans la quasi-totalité des cas l’insatisfaction mène à l’abandon de la recherche d’un hôtel vert.

A bientôt !

Conjuguer le bio et le durable

Lundi 16 novembre 2009

J’entends souvent dans les médias les « confrontations » de point de vue  entre les défenseurs du bio et ceux du développement durable.

Deux mondes qui semblent prendre la même source et qui pourtant divergent dans les faits…

Adepte des produits bio, je suis parfois surpris  de voir que la conception naturelle du produit ne va pas toujours de paire avec le contenant (le produit bio dans un récipient plastique me gêne) « Le produit est naturel, cultivé sans pesticides, donc bon pour la santé »

A l’inverse, certains de ceux qui militent pour le développement durable prônent le cycle de vie du produit (contenant) sans nécessairement se soucier du contenu… « Le produit a un cycle de vie optimisé pour une moindre empreinte écologique »

Chacune de ces démarches est louable et a du sens, mais je suis convaincu que l’un VA AVEC l’autre…

Se soucier de la planète c’est se soucier des hommes et vice-versa.

Il faut faire converger ces deux mondes, il n’y a pas de doute… et ce n’est pas chose facile…

Compenser ses émissions de CO2…

Lundi 27 juillet 2009

Ne plus voyager, c’est probablement adopter une vision simpliste et irréaliste, comme le mentionnait Nicolas Hulot

«Une société écologique, c’est une société qui trouve le point d’équilibre entre la société matérialiste absolue dans laquelle nous sommes et une société qui voudrait tomber dans une spiritualité béate qui ne serait pas plus intéressante»Nouvel Observateur – Mars 2004

…mais l’on peut contribuer à un meilleur respect de notre planète en voyageant mieux et / ou en compensant ses émissions de carbone.

Le principe, c’est estimer les émissions carbones liées à notre voyage (par exemple l’avion) et calculer le coût de compensation des quantités de CO2 émises, via un don aux oeuvres d’intérêt général.

Pour en savoir plus, les sites à consulter :

* www.co2solidaires.org

* www.climatmundi.fr

* www.actioncarbone.org (association Good Planet de Yann Arthus-Bertrand)

D’autres sites permettent de simuler l’impact carbone de ses déplacements :

* www2.ademe.fr/eco-deplacements

* ecocomparateur.voyages-sncf.com

Ou voir rubrique « Action carbone » du blog.

Compenser, c’est bien, mais prendre le sujet à la source, à savoir optimiser (au mieux) ses moyens de transport et favoriser des hébergements à moindre empreinte écologique, c’est mieux…

Il ne faut simplement pas oublier que les initiatives de compensation CO2 ne doivent pas nous déresponsabiliser dans nos choix de voyages…

Quand haut de gamme rime avec écologie…

Lundi 27 juillet 2009

Dans l’hôtellerie-Restauration du 9 juillet, j’ai eu plaisir à voir qu’on mettait à l’honneur l’établissement de Régis et Michèle Marcon situé à Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire)

L’hôtel restaurant (3 étoiles au Michelin) Régis et Jacques Marcon est certifié Ecolabel Européen.

Les deux établissements ont été construits en 2005 et 2008 dans l’esprit du développement durable :

* Electricité : panneaux solaires et photovoltaïques, pompe à chaleur,

* Eau :traitement des eaux usées, équipement sanitaire adapté, récupération des eaux fuviales (pour l’arrosage),

* Air : ventilation double flux, clmatisation naturelle,

* Matériaux : bio et naturels, construction dans une démarche HQE,

* Déchets : tri sélectif à 100 %, compost pour la culture.

Sans compter les équipements durables : baignade naturelle, espace bien-être et vélo VTT, jardin bio et parcours botanique, véhicules électriques.

Et les projets ne manquent pas pour perpétuellement améliorer les performances de l’établissement.

Comme le dit bien Régis Marcon, cette approche a « donné un autre sens » à son métier.

Un bel exemple du développement durable appliqué à l’hôtellerie et la restauration haut de gamme…

Pour en savoir plus : article de l’Hôtellerie-Restauration

Un projet de référencement en 100 questions

Dimanche 26 juillet 2009

Référencer un établissement « écologique » (qui agit pour le développement durable grâce à une politique environnementale, sociale, économique et sociétale) n’est pas chose facile mais est nécessaire pour opérer une sélection qualitative.

Outre la présence d’écolabels (Ecolabel Européen, Clé Verte, Green Globe) qui apportent un gage incontestable de qualité, Biolodging a décidé de mettre en place son propre référentiel.

Non pas pour se substituer aux labels, mais pour évaluer les initiatives « durables » mises en place par chaque hôtelier et les restituer de manière simple et pédagogique aux clients.

Cette grille permettra également à des hôteliers engagés (mais non encore labellisés) et « éligibles » (dans la mesure ou le « seuil d’entrée » est respecté) de s’inscrire dans une démarche de progrès.

La charte repose sur des moyens (« fait, pas fait, en projet ») couvrant trois volets :

* « Eco-gestion » (gestion de l’eau, recyclage des déchets…)

* « Eco-responsabilité » (pédagogie clients, formation du personnel, communication, politique d’achat responsable…)

* « Autres mises en oeuvre durables » (investissements plus « lourds » : panneaux solaires, piscine naturelle etc…)

Cette démarche, déclinée en 100 questions, a pour objectif de mettre à la disposition des voyageurs / entreprises une liste d’hôtels rigoureusement sélectionnée qui pourra répondre à leurs attentes.

L’avis des voyageurs sera bien entendu pris en compte pour faire vivre et enrichir cette sélection.

La couette ou le drap…

Lundi 13 juillet 2009

Lors de ma tournée bretonne, je me suis arrêté dans l’hôtel responsable « La Pérouse » à Nantes et ai eu une discussion passionnante avec son propriétaire, Monsieur Cibert, au sujet de la « performance globale » d’un hôtel engagé (sensibilisation et pédagogie clients, politique fournisseurs, formation du personnel, Développement Durable, actions vers la société civile, implication des actionnaires d’une entreprise etc…)

C’est un travail de titan que de transmettre ces valeurs à l’ensemble de la chaîne économique, car chaque entreprise doit mettre en place ses propres initiatives durables mais aussi « rayonner » dans son tissu régional, auprès de ses clients, vis-à-vis de ses fournisseurs…

Depuis le mise en place de ces initiatives à La Pérouse, les chiffres parlent d’eux-même : quantité de déchets divisée par deux, réduction de 12 % de la consommation d’eau, économie d’énergie de 7 %, réduction de 30 % des gaz à effet de serre…

Comme exemple de réflexion, Monsieur Cibert m’évoquait l’anecdote de la « couette »… La couette, venue du nord, appréciée dans les hôtels et dans nos chambres, est pratique, adaptée à nos vies pressées, « dans l’air du temps ». Néanmoins, le choix d’en équiper les hôtels a une incidence sur l’empreinte écologique de l’établissement.

Le calcul est simple. On peut laver deux draps pour une couette. Par ailleurs, les voyageurs de La Pérouse, appréciant le dépaysement architectural de l’hôtel, sa gastronomie locale, son accueil « à la française » ne se plaindront pas de dormir dans des draps…

L’hébergement responsable ne nécessite pas, comme on le croit souvent, d’investissement lourd.

Les petites attentions et la « vigilance verte » ne nuisent ni au portefeuille ni au bien-être des voyageurs…

L’ éco-construction ou le retour au bon sens

Mardi 30 juin 2009

Au fil d’une discussion avec un architecte spécialisé dans l’éco-construction, j’ai réalisé à quel point une construction respectueuse de l’environnement nous ramène au bon sens pratique.

Pour synthétiser, ce mode de construction revient à utiliser la nature pour en optimiser l’habitat.

Quelques exemples :

* Utiliser le froid (ou le chaud) du sol pour modérer la température intérieure du bâtiment. Le principe du « puits canadien » ou « provençal »,

* Orienter le bâtiment afin d’utiliser à bon escient la luminosité naturelle et diminuer les besoins en chauffage l’hiver,

* Fondre l’architecture dans le paysage pour davantage d’esthétique,

* Isoler de manière naturelle (les toits végétalisés),

* Assainir les eaux usées, grâce aux bassins écologiques (peuplés de roseaux par exemple), qui présentent de très bonnes performances épuratoires,

* Diminuer les besoins en énergie (pompe à chaleur)

Les exemples ne manquent pas…

L’architecture « bioclimatique » permet ainsi d’utiliser les atouts de la nature plutôt que de perturber son cycle…

L’établissement n’a d’ailleurs pas besoin d’être éco-conçu pour mettre en oeuvre quelques unes de ces initiatives. L’ « éco-réhabiliation » n’est pas en reste…

Cela fait du sens…

Optimiser la « logistique d’entreprise », c’est l’avenir…

Vendredi 26 juin 2009

Je suis frappé de voir chaque jour le flot de voitures à Paris (et partout ailleurs dans les grandes villes de ce monde…) 180 kilomètres de bouchons quotidiens dans la couronne francilienne…

Cela dit, je ne suis pas gêné car je me déplace à vélo…

Je considère d’ailleurs que je suis un grand privilégié de n’utiliser que rarement ma voiture.

Beaucoup d’entre nous y sont contraint et n’ont pas le choix…

Qui choisirait de son plein gré de passer 4 heures par jour dans les transports ? Chacun de nous (je parle des 80 % de citadins) cherche son équilibre : entre « un petit appartement près du centre » ou « une maison spacieuse loin de tout », car « la grande maison près du centre » n’est malheureusement qu’à la portée d’un petit nombre…

Il y a donc un vrai problème de fond et plusieurs pistes :

* Le télétravail. Je me souvient l’avoir demandé il y a quelques années… Autant l’ensemble de mes collaborateurs anglo-saxons, allemands, scandinaves étaient tous en « home office », autant les « télétravailleurs » français sont peu nombreux… Une solution que les « latins » ont du mal à adopter, sans compter quelques freins juridiques. Mais le changement semble s’amorcer…

* Le covoiturage. Une très bonne piste qui commence à se structurer.

* Ce que l’on pourrait appeler la « logistique d’entreprise » : pouvoir donner davantage de flexibilité aux entreprises en matière de locaux. Utiliser, à la demande, des bureaux à un temps T, à géographie variable, en fonction de la mobilité de ses collaborateurs, de leur lieu de résidence. Ca ne voudrait pas dire abandonner la « maison mère » ou le « siège ». Chacun sait pertinemment qu’on ne gère pas sa carrière à distance… J’ai pu pratiquer le « management à distance » qui a ses vertus et ses limites. On pourrait néanmoins utiliser ce service à bon escient sans se « couper » des autres pour gagner en efficacité et en équilibre… Tout en contribuant au respect de la planète…

C’est l’avenir… et celui ou celle qui saura répondre à ce challenge révolutionnera la « logistique d’entreprise »…